Je vais écrire un roman.
Je sais, je sais. Ça fait vingt-trois milliards de fois que je le dis. Chaque fois, mon ébauche d'histoire a pris le chemin du recyclage (ou de la poubelle, si je ne me sentais pas écologique cette journée-là). J'ai inventé vingt-deux milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mondes, accouché d'encore plus de personnages. J'ai commis autant d'infanticides, parce que j'ai trop d'idées, pas assez de persévérance, une caisse pleine de doutes et de pleins de choses qui nuisent au développement de chef-d'oeuvre.
Oui, un chef-d'oeuvre. Ni plus, ni moins.
Ce soir, je vais écrire les premiers mots, et dans quelques mois, je vais écrire les derniers mots, et ça va être le plus beau récit qui sera sorti de mon crayon.
Promis, juré.
2 commentaires:
Pourquoi te mets-tu autant de pression? Vas-y tranquillement et ça va probablement venir tout seul. Ce ne sont pas vingt-deux milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf échecs, mais vingt-deux milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf pas en avant ;-)
Tu as très probablement raison, mais mon perfectionnisme refuse d'y croire. Je devrais le brainwasher et me rentrer dans le crâne que je n'ai que dix-huit ans, après tout...
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