vendredi 20 novembre 2009

Tsé quand ton ordi a un virus...

Eh bien ton blog est aussi inactif que le mien.

Je reviens dès que je réussis à comprendre quelque chose à la technologie.

jeudi 12 novembre 2009

Tiens, de la frustration.

Je trouve ça un peu dommage lorsqu'une discussion a lieu et que, même si les gens qui y participent appellent cela un débat, il y a une opinion qui est dégradée dès le début.
Surtout si c'est une opinion partagée par une vaste proportion des opposants... Ne venez pas me dire que je serais la seule à y penser à deux fois avant de tuer quelqu'un, même si cette personne planifie un génocide, merde! Ne venez pas non plus me dire que c'est normal que j'ai été la seule à avouer ne pas être capable d'une telle action si l'occasion se présentait, contre plusieurs dizaines de personnes affirmant «être convaincues qu'elles pourraient tuer le dictateur de sang-froid, sans avoir mauvaise conscience après coup».
Ce «bah, c'est correct de le tuer, c'est un danger pour l'humanité», c'était le même discours qu'Hitler, bordel.

mercredi 11 novembre 2009

Un grand chapeau, un p'tit chapeau, lalalala...





J'ai furieusement le goût de ramener ça à la mode.
C'est une honte qu'on n'en porte plus!






(Ouais, panne d'idée pour aujourd'hui. Admettez toutefois que la photo - et le chapeau - est un délice visuel!)

mardi 10 novembre 2009

Les choses de l'esprit, ou quand Fantine est réellement très inspirée pour un long message.

Je ne sais pas si c'est la même chose ailleurs, mais dans ma sombre région, la spiritualité n'est pas très in. En écrivant cela, je ne fais pas référence qu'à la Foi chrétienne et autres, mais également à un sens plus large du mot, c'est-à-dire la valorisation des croyances dégagées «de toute matérialité» (merci Larousse.fr). Les gens ont toujours voulu croire en quelque chose et ils continuent, mais la nouvelle religion est la science: notre conception du monde est vérifiable, calculable.

Bon, d'accord, mon premier paragraphe a déjà été exploité par quatre-vingt dix-sept mille personnes (minimum) avant moi, c'est du pré-pré-pré-pré-maché. J'ai même eu au moins cinq cours différents au Cégep où l'une des notions théoriques évaluées à la fin de la session était cette rationalisation, caractéristique des sociétés dites modernes. Tous les profs semblaient considérer la chose comme étant positive. Même chose du côté des élèves. C'est loin d'être surprenant dans un milieu où l'on étudie les sciences de la nature, la biotechnologie, la programmation et autres trucs du genre. Et quand quelqu'un ose ne pas avoir la même opinion sur cette évolution, il y a deux conséquences possibles: soit la personne se fait ridiculiser (ah, la légendaire maturité des collégiens), soit elle se tait pour ne pas me faire ridiculiser. Ça, c'est mon cas.

Mais si tu es contre la science, qu'est-ce que tu fais sur Internet? Allez me trouver le passage où je me dis contre la science. Bonne chance, parce que je n'ai jamais écrit une telle chose. La science a apporté de belles choses, j'en conviens et j'en profite copieusement à toutes les secondes de mon existence. Ce à quoi je m'oppose, c'est la présentation de l'esprit scientifique comme unique vérité. Si on a innové depuis le Moyen Âge, ce n'est certainement de ce côté-là: on dénigrait autrement la science au profit de la religion, et maintenant c'est le contraire. Beau changement. Vous me direz qu'on peut à présent avoir des preuves appuyant nos théories. C'est étrange, je ne suis pas convaincue: qu'est-ce qui vous assure que vos preuves, vos chiffres, vos observations au microscope ou au téléscope, que tout ça n'est pas une illusion?

Je suis très probablement folle de croire que le monde est illusoire. Vous aussi, d'ailleurs. Marilyn Manson a dit un jour quelque chose qui pourrait être traduit comme ceci: «Vous ne pouvez trouver la vérité; vous ne choisissez que le mensonge qui vous plaît le plus.»

... je pourrais continuer à écrire des heures et des heures sur le sujet, mais il est tard et je dois lire Le Matou avant d'aller dormir. Ce sera donc pour un prochain message!

P.S.: Je ne me sens rattachée à aucune religion organisée et c'est très possible d'être spirituel sans être religieux. Simple précision pour éviter de partir un débat inutile avec d'éventuels lecteurs...

En bon français, décrisse.

You felt the coldness in my eyes
And something I'm not revealing
Though you got used to my disguise,
You can't shake this awful feeling
It's the me that I let you know,
And I'll never show, I have my reasons
Hate to say that I told you so, but I told you so...


Pourquoi, chaque fois que je réussis à t'oublier, à avoir un semblant de goût de bonheur, tu viens me laisser un commentaire stupide sur Facebook? C'est comme si tu refusais d'être recalé au dernier plan dans ma pensée, comme si tu sentais que tu n'as plus aucune importance pour moi, et que ça te révolte.
Tu m'as laissée en me disant que tu n'étais pas celui que je croyais, que tu gardais des secrets qui pourraient me blesser, fine. Maintenant, laisse-moi pour vrai, veux-tu?


Si seulement j'avais le courage de te le dire en pleine face, ou en plein Mur Facebookien...

lundi 9 novembre 2009

Tic-tac.

Demain matin, je dois me réveiller à 5h. Snoozer une petite demi-heure. Me traîner jusque dans le bain et me transformer en homard propre. Croiser les doigts pour qu'un miracle se produise et trouver des vêtements propres, en me promettant pour la quatrième journée consécutive de faire la lessive le soir venu. Jeter un coup d'oeil à l'horloge, sacrer parce que ses batteries sont faibles et qu'elle a presque deux heures de retard; jeter un coup d'oeil à mon radio-réveil. Constater que j'ai pris trop de temps à me laver. Faire chauffer le fer plat, dompter ma crinière qui déteste l'humidité comme un Juif déteste Hitler, me brosser les dents. Enfiler mes chaussures, attraper mon manteau, balancer mon sac sur mon dos. Tourner en rond parce que mes clés sont introuvables. Les trouver, bien en évidence sur la table. Marcher jusqu'à l'arrêt, dans le noir, parce que le soleil n'est pas levé à 6h30.

Vous n'avez pas aimé lire ma routine matinale, n'est-ce pas?
Eh bien, j'aime tout aussi peu devoir la suivre.

(Pour les freaks de la santé, oui oui, je déjeune, mais au cégep.)

Comme si nous étions sur Facebook.

Fantine va tellement se planter en remettant le travail de mi-session, auquel il manque une page.

Aaaaah, vive les travaux d'équipe dont les consignes ne sont pas comprises par tout le monde.

dimanche 8 novembre 2009

Deux-points-fermer-la-parenthèse.


Aujourd'hui, j'ai un énorme sourire digne du chat de Cheshire qui flottent dans mon crâne. Juste un sourire tout seul, qui tient là on ne sait pas trop comment et qu'on a peur de voir disparaître. Je ne sais pas si la journée a été ensoleillée, parce que je n'ai même pas écarté les stores pour avoir un semblant de contact à l'extérieur. La cuisine est la destination la plus éloignée où je me suis rendue, incroyablement motivée par la présence du pot de café instantané sur la table et de mes tasses oranges dans l'armoire. J'ai bu quelques gorgées de café, recroquevillée sur mon lit, j'ai laissé refroidir le reste, et j'ai écrit. Beaucoup. En ne prenant des pauses que pour me ressourcer dans un de mes dictionnaires, pour rendre visite à la salle de bain ou pour maintenir ma tasse dans l'illusion que je l'abandonnais pas.

Cette puissante inspiration m'a donné la bonne humeur qui me manquait. C'est tellement merveilleux que j'ai l'impression de ne pas être moi, d'être possédée par quelque chose d'extérieur. Je n'avais pas autant écrit depuis des années, et je ne me rappelle pas m'être jamais laissée aller autant dans la rédaction d'une histoire. Et pourtant, je me censure! Osti de censure. Des mots, des phrases, des images, des idées, que je garde dans ma tête en pensant à ma grand-mère qui va éventuellement lire mon manuscrit et que je veux ménager. Déjà que mon histoire risque de révolter mes parents et mon grand-père... Il ne faudrait pas que je me mette toute la famille à dos.

Mais ça, cette histoire de censure, ça ne change rien à mon bonheur. Rien.

samedi 7 novembre 2009

Entre deux coups de crayon.

J'ai écrit quatre pages à mon futur roman, aujourd'hui.
Seulement quatre pages.
Je trébuche à chaque mot, j'ai sans cesse envie de tout arracher, de tout recommencer, mais je résiste. Sinon, où ça me mènerait, à part dans cette grande cour avec tout plein d'écrivains morts avant d'être nés?

Et là, je ne sais plus quoi écrire pour mon blog, même si je me suis promise de poster une fois par jour.
Alors je termine ça là, tout de suite, maintenant, mais pas vraiment parce que je vais ajouter une photo.
Cooooooomme ça:

Je ne sais pas pourquoi, mais je l'aime beaucoup. Mes yeux sont probablement caféinomanes, eux aussi.

vendredi 6 novembre 2009

À quand le best-seller?

Je vais écrire un roman.
Je sais, je sais. Ça fait vingt-trois milliards de fois que je le dis. Chaque fois, mon ébauche d'histoire a pris le chemin du recyclage (ou de la poubelle, si je ne me sentais pas écologique cette journée-là). J'ai inventé vingt-deux milliards neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mondes, accouché d'encore plus de personnages. J'ai commis autant d'infanticides, parce que j'ai trop d'idées, pas assez de persévérance, une caisse pleine de doutes et de pleins de choses qui nuisent au développement de chef-d'oeuvre.
Oui, un chef-d'oeuvre. Ni plus, ni moins.
Ce soir, je vais écrire les premiers mots, et dans quelques mois, je vais écrire les derniers mots, et ça va être le plus beau récit qui sera sorti de mon crayon.
Promis, juré.

11/09/01

J'habite tout près d'une ville plutôt importante au sein du pays, avec des gratte-ciel laids, des rues toujours congestionnées, un système de transports en commun monopolisé par les fonctionnaires et beaucoup, beaucoup, beaucoup de sans-abris. Parce que mon temps ne vaut presque rien, parce que ma ville sent les pieds et que je veux m'en tenir loin le plus possible, je passe beaucoup de soirées solitaires dans cette cité voisine. Mes errances se limitent à un carré très serré, en raison de mon sens de l'orientation défaillant, je me retrouve souvent au même banc du même café à boire le même café, mais ça me change tout de même de mon sous-sol.

C'est là que j'ai commencé à lire Windows on the World de Beigbeder. J'avais du vieux rock dans les oreilles, un gobelet de Starbucks dans la main, le livre dans l'autre, et une tour à bureaux devant les yeux. Évidemment, elle n'est pas haute de 110 étages, évidemment elle n'a aucun intérêt pour un éventuel kamikaze qui passerait pas là. Mais ça fait quand même froid dans le dos comme panorama lorsqu'on ouvre un bouquin à propos du World Trade Center.

***

À la page 111, l'auteur a écrit: «Nous savons tous précisément où nous étions le 11 septembre 2001.»
Certes, les itinérants et les habitants du tiers-monde doivent s'en préoccuper autant que de la moustache du maire d'une obscure ville abitibienne, mais c'est horriblement vrai pour la plupart des gens, sur une grande proportion du globe. La tragédie nous a réuni en ce sens, elle a encerclé une journée précise sur le calendrier de tout le monde, elle a tissé une toile à partir de chaque individu, même si ça n'a pas changé grand chose, finalement.

Le 11 septembre 2001, j'étais chez moi. Ma mère s'occupait de mon éducation à l'époque, et nous avions décidé de prendre une pause au milieu d'une leçon de français. Je suis allée jouer avec le Frérot, nous avons construit une cabane dans son lit de bébé avec des draps, j'ai amené ma petite radio et mes cassettes des Backstreet Boys (looking back on the things I've done, I was trying to be someone, I played my part, kept you in the dark, now let me show you the shape of my heart). Pendant ce temps-là, Maman regardait la télé, des émissions qui m'ennuyaient, des trucs de grandes personnes complètement insignifiants quand on a dix ans.
J'ai dû monter au salon vers 9h50 pour aller chercher un jouet, et Maman m'a demandé de m'asseoir avec elle pour regarder les nouvelles. «Mais Frérot, il m'attend! - Ça peut attendre. - Il a l'air plate, ton film. Des tours en feu et... c'est des gens qui sautent en bas, ça? Haha! N'importe quoi... - Ce n'est pas un film. C'est la réalité.»
Moment de culpabilité. Encore aujourd'hui, je me sens mal d'avoir ri des victimes du WTC, même si je n'avais que dix ans, même si tout le monde a cru à une mauvaise blague cette journée-là.
Le 11 septembre 2001, j'étais debout dans le salon, et j'ai vu en direct à la télé les deux tours s'écrouler.

***

Vous, potentiels lecteurs, où étiez-vous le 11 septembre 2001?

jeudi 5 novembre 2009

Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

En sortant de chez moi plus tôt aujourd'hui, il neigeait.
Une toute petite neige de rien du tout, qui tombait sur l'asphalte en grésillant et en laissant la rue trempée, une neige sadique qui va fondre dans le cou et le visage des Fantine. Mais de la neige tout de même.
Ça m'a mise de bonne humeur. J'aime voir l'hiver approcher, la promesse qu'il fera bientôt suffisamment froid pour les gros manteaux d'hiver, les grosses mitaines de laine, les gros foulards, les grosses bottes dénuées d'esthétisme, mais tellement chaudes qu'on leur pardonne. C'est à vingt sous zéro que je me sens le mieux, que l'Inspiration me vient le plus facilement, comme si mon cerveau déraillait à la chaleur.
Vivement que les pelouses, les arbres, les maisons, les voitures stationnées et tout ça, tout ça, deviennent blancs.

mercredi 4 novembre 2009

Courir jusqu'au bout du monde.

Mon groupe de musique préféré est incontestablement Marilyn Manson.
Incontestablement.
J'écoute leurs chansons en boucle, surtout celles qui proviennent de Mechanical Animals et The Golden Age of Grotesque, j'ai beaucoup d'admiration pour Brian Hugh Warner, ses idées, ses textes et son impressionnante culture générale. Mais j'ai compris son message, son dégoût pour ceux qui suivent aveuglément une seule voix sans créer la leur, et, conséquemment, je le désapprouve parfois. Pas parce que je crois qu'un album n'arrive pas à la cheville de son talent (je fais ici référence à Eat Me, Drink Me et ses détracteurs), pas parce que j'estime ses textes faibles et vides (ou tout ce que j'ai pu entendre à propos de The High End of Low). Il m'arrive d'être en désaccord avec ce que dit ou fait le Révérend parce que «you can't find the truth, you just pick the lie you like the best» et que je n'aime pas toujours les mêmes mensonges que Manson, peu importe son génie. C'est surtout ça que j'aime avec cet artiste: il nous présente une façon différente de voir le monde, sans avoir l'arrogance d'affirmer que c'est la seule vérité.

Ce soir, j'ai appris sur Facebook qu'un nouveau vidéoclip du groupe pouvait être vu sur leur site officiel.
Running To The Edge of The World. L'une des chansons que j'aime le mieux sur THEOL.
Le vidéo me laisse avec un malaise, un vrai de vrai. Ça m'a fait une sensation étrange, voir Manson fixer la caméra trop longtemps, puis cette violence et ce sang, ce sang, ce sang... Les images transposent parfaitement le sens global de l'album, ce désir de faire payer celle qui a brisé le coeur de l'artiste, mais c'est peut-être un peu trop parfait, justement. J'ose croire qu'on sous-entend une vengeance morale, transformée pour les besoins de l'écran en vengeance physique, parce que l'esprit n'est pas visible à l'oeil nu (je vous en apprends, là, hein?). Toutefois, est-ce que ce sous-entendu est accessible à tous? Est-ce qu'il n'y a pas un risque que certains détraqués perçoivent une éloge à la violence faite aux femmes? Est-ce que ce cher Marilyn ne serait-il pas vraiment allé trop loin, cette fois?

Ici, imaginez une conclusion pendant que je continue à me perdre dans mes réflexions et autres accrobaties mentales.

mardi 3 novembre 2009

Livre, où es-tu?


Les romans de Christian Mistral, lorsqu'ils me voient arriver, détalent et vont se cacher là où je ne peux les acheter. Je dois pourtant lire Vamp pour la semaine passée, rédiger un communiqué de presse, une annonce publicitaire et un résumé de 750 mots avant mardi prochain. Sinon, c'est officiel, j'échoue lamentablement le cours de Communication écrite et je suis promise à un bel avenir de caissière déprimée et déprimante au Wal-Marde.

En attendant de trouver miraculeusement un exemplaire du livre convoité, je farfouille le web à la recherche d'articles sur le-dit opus. C'est décourageant. On dirait que Google s'amuse à me démotiver, tellement les mauvaises critiques sont concentrées sur la première page de résultats.
«[...] une caricature qui convient à son narcissisme.»
Ah bon. C'est mal? Il me semblait pourtant que se regarder le nombril, c'était la marque de commerce de la littérature québécoise. Mais bon, je ne peux pas parler, je n'ai lu que 50 pages du roman, et mon clavier me fait chier à n'afficher le chiffre cinq que par intermittence, et je me souviens à peine de ce que Mistral racontait et comment il le faisait. Sauf que. Sauf que. Je crois qu'un auteur a bien le droit de se sentir le centre du monde dans son livre, c'est justement son livre. Je crois aussi qu'un style élaboré, dans un texte littéraire, c'est loin d'être un défaut, même si ça «brouille un texte qui aurait pu être beaucoup plus fluide».
Je crois, finalement, que je vais arrêter de défendre un écrit que je n'ai pas lu. En espérant que je le lise, un jour.

Et puis je lis Frédéric Beigbeder pour la première fois. Windows on the World, j'ai parcouru soixante-trois pages au Starbucks puis dans un autobus, même si ça tanguait dangereusement à cause de mon Espresso Chocolate Truffle et du mal des transports. J'aime bien.
Et puis j'ai englouti Oscar et la dame rose de ce génie qu'est Eric-Emmanuel Schmitt. Ça m'a donné envie de croire en Dieu à nouveau, même si j'utilisais un feuillet de paroles de Marilyn Manson en guise de signet, même si je suis irrévocablement athée. Ça m'a fait pleurer, aussi. Dans l'autobus bondé, évidemment. Comme si je pouvais verser des larmes pour un bouquin dans un endroit plus discret.
Et puis je me suis procuré Le Matou, ce classique qui fait un trou immense dans ma culture. L'ouvrage est tellement volumineux que ça ressemble davantage à une arme offensive qu'à une histoire, et c'est imprimé tellement petit que je vais souffrir de cécité, c'est assuré.
Et puis il y a le projet de fin de session en Lecture et culture qui approche, qui me rend toute joyeuse. Parce qu'il y a juste moi pour se réjouir de parler pendant quinze minutes devant toute la classe d'un récit parlant du petit-moustachu-autrichien-autrefois-à-la-tête-d'un-parti-antisémite-en-Allemagne et de la notion de mal. Je vais présenter La Part de l'autre de Schmitt, au cas où ça intéresserait quelqu'un.
Et puis j'abuse des et puis, je suis fatiguée, je fais plein de fautes et ce que j'écris n'a aucun intérêt.


PS: J'ai croisé Polaroid hier, tout de suite après la rédaction de mon article aussi noir qu'un sac de poubelle. Il m'a fait rire, je ne sais pas trop comment. Et ça m'a fait comprendre pourquoi j'ai autant d'intêret pour lui. Il me regarde droit dans les yeux quand il me parle. Il a l'air présent, il a l'air de reconnaître que j'existe... en tout cas, quand Joues-Rouges n'est pas là.

lundi 2 novembre 2009

Retour à la réalité.


Bien oui. Évidemment. Ça ne pouvait pas se terminer avec sa main sur la mienne, ses histoires de judo, sa grippe H1N1 et nos rires qui s'entremêlent au-dessus d'un mauvais repas de la cafétéria. C'était trop beau pour éventuellement devenir vrai. Il fallait qu'il soit en couple avec cette fille aux joues trop rouges, et que je me retrouve sur un banc en bois, toute seule avec mon café et mon thermos de soupe qui refroidit dans mon sac. Je le sais, ça se passe toujours comme ça.

J'ai beau me dire que je n'ai que dix-huit ans, que j'ai le temps, que je vais le trouver, mon artiste pour qui je serais la muse. Que je devrais profiter de mon célibat au lieu de me rendre malheureuse en pensant à l'amour (même pas le grand avec un A majuscule, juste l'amour, même petit, même insignifiant) qui semble tomber sur la tomate de tout le monde sauf moi.
On dirait que je ne suis pas capable de me croire. Je ne vois que ces gens qui ne vivent plus seuls qu'au moment où ils ne vivent plus, je me dis que c'est sans aucun doute mon destin. Puis il y a mon accoutrement de pessimiste, avec ma bouche qui tire vers le bas et mes yeux ancrés dans le mur gris, qui me fait probablement passer à côté de pleins de rencontres, de pleins de bonheur. Alors ça me rend encore plus triste, encore plus terne.
Je le sais, mais ça ne change rien. Je n'ai que dix-huit ans, et ça fait déjà plusieurs années que j'ai ce moral de carton mouillé. Franchement, je doute que ça puisse changer.

Mais j'ai toujours cette minuscule parcelle de romantique finie, qui me force à faire perdurer l'espoir. À m'habiller en jaune plutôt que tout en noir. À sourire à ceux que je croise, parce que peut-être... À me raconter des histoires de fée, avec un prince frisé, des déclarations en alexandrins, une tasse de café aux arrière-goûts de chocolat et des zygomatiques qui ne supportent plus de rire.

dimanche 1 novembre 2009

Contraste.

Il y a plusieurs choses qui me coupent l'appétit.
Il y a plusieurs choses qui me font considérer mon humanité avec dédain.
Il y a plusieurs choses qui réveillent en moi une petite bête avide de justice.

Commune aux trois listes, il y a la vision d'une immense limousine, trop longue et trop rutillante pour rien, se stationnant devant un itinérant qui dort sur le trottoir.